C’était un peu comme toutes ces choses qu’on attend depuis si longtemps et
qui finissent par arriver quand on s’y attend le moins. Mégane avait fini par
croire que ce moment n’arriverait jamais pour elle. Ses amies avaient déjà toutes
franchies le cap depuis belle lurette et elle restait seule, avec sa virginité
et ses 25 ans. Catherinette depuis quelques jours, elle avait subi avec résignation
le supplice du chapeau infligé par ses camarades. La soirée entre « copines
» qui avait marqué le coup n’était pas restée exempte de petites allusions mi-amusées,
mi-perfides sur son éternel état de jeune fille. Elle était d’autant plus étonnée
ce soir que le garçon avec qui elle s’apprêtait enfin à passer à l’acte avait
tout du parfait jeune homme.
Beau brun athlétique, Grégory, employé dans la même agence bancaire que Mégane
passait pour quelqu’un de posé et discret, à l’humour caustique cependant. Il
est vrai que la jeune fille avait espéré meilleures circonstances pour ce passage
à l’acte que l’arrière d’une vieille 205 garée devant le parc municipal. Mais
à son âge, pouvait-elle réellement faire la difficile, au risque de repousser
encore une fois le moment tant attendu ?
Le jeune homme ne se posait pas ce genre de question. Plus expérimenté que sa
partenaire, il avait pris les devants. Le bouche à bouche torride qui avait
marqué le début des hostilités s’était rapidement accompagné d’un pelotage en
règle de la poitrine juvénile. Il avait d’abord caressé les seins à travers
le textile, puis, s’enhardissant devant l’absence de résistance, glissé sa main
sous le chemisier dégrafé de Mégane. Le soutien gorge rapidement abaissé sous
les deux globes jumeaux les maintenait serrés l‘un contre l’autre. La poitrine
de la jeune fille semblait ainsi appeler les caresses, les tétons fièrement
dressés.
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