J'ai un peu de mal à me remettre de la
séance d'exhibition avec mon mari. En fait, déjà
sur le chemin du retour, j'étais mortifiée. Bien
sûr, j'avais pris mon pied comme jamais. J'ai joui très
fort d'être ainsi exposée aux regards vicieux d'un
spectateur inconnu. Mais, quand j'ai réalisé que
l'homme qui nous matait n'était autre que mon patron, j'ai
été prise d'une sourde angoisse. Il ne pouvait ignorer
à qui il avait à faire et je redoutais plus que
tout le moment où il me faudrait affronter son regard à
nouveau, dans un cadre professionnel cette fois-ci. Non seulement
je lui avais offert le spectacle de mes parties les plus intimes,
mais il avait également pu juger de l'extrême crudité
de mon vocabulaire et de mon dynamisme sexuel. Il est évident
que la nature même de nos relations va être affectée
par cet épisode imprévu.
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